Au vu, le jour le jour,
Plus rien n'est comme avant
Et dans les cendres
Ils ont plongé leurs mains.
Sur leurs visages émaciés,
Se dessine l'atroce désespoir
D'un monde crépusculaire
Où plus rien ne vit.
Plus rien ne bouge,
Plus rien n'existe,
Que la mort qui rôde
Sur des chemins perdus.
Ils errent, tous abandonnés,
Le coeur à l'abandon,
Ils ont le cerveau vide
Et pleurent des larmes de sel.
Ils ont oublié leur nom,
Et sur les déchets de leur mémoire
Ils ont inscrit, en lettres de sang,
Leur dernier épitaphe.