Lentement, le soir descend,
les étoiles se mettent à briller
une à une comme autant de perles
dans un océan de jais...
C'est une nuit encore chaude,
une nuit d'été routinière
sur la planète Terre.
Je suis assis là, sur mon balcon,
à fixer la lune et réflechir,
je médite et ne pense à rien,
je suis seul et je suis bien,
j'oublie le monde qui s'écoule
trop prestement autour de moi.
Je songe à ce monde éphémère,
ces gens qui passent, qui courrent,
et ces voitures, ces avions,
qui vont d'un bout à l'autre de la planète
ces messages échangés
par l'intermédiaire de nos boites électroniques
et l'humain qui ne connait toujours pas
son propre voisin.
Tant de souffrances sont encore présentes
dans le coeur de l'humain,
et la haine règne encore sur le monde,
comme une mauvais herbe
plantée dans une terre stérile,
et des ruisseaux de sang s'écoulent
sur les sables dessechés
de nos mémoires...
Et là-haut, la lune continue de clairer,
et en bas la vie s'écoule, éphémère,
la Terre continue de tourner
et nous, nous ne faisons que passer...