L'homme pose son regard sur la Terre;
être de chair et de sang,
créature vivante,
il tourne ses pensées vers le concret
car l'impalpable lui donne la nausée,
l'invisible le rend mal à l'aise;
Le matérialisme semble plus facile,
car l'humain préfère le visible
à l'invisible,
il préfère ne pas se poser de questions,
ni de tergiversations,
ni de suppositions,
pas de doute,
pas d'angoisse,
pas de confit intérieur.
Qui est-il ?
L'homme est un être de chair,
une créature de sang,
avec un cerveau et un coeur,
quoi de plus naturel,
quoi de plus explicite,
que de n'être au fond
qu'un animal... ?
Mais pourtant l'homme
est beaucoup plus qu'un animal,
il pense, il réflechit,
il a une conscience...
Une conscience,
pourquoi faire ?
Est-ce réellement un pouvoir ?
Ou une faiblesse ?
Lui a t-elle donnée pour exercer
sa domination ?
Quand la Terre se met en colêre,
quand la Terre tremble, bouge,
que vaut cette conscience ?
Ne vaut-il pas s'en remettre à son instinct ?
Faire confiance à ses émotions, ses sens,
pour mieux s'adapter au milieu
où il vit ?
Quand l'homme préfère son intelligence,
quand l'homme use de sa conscience,
il perd l'usage de ses sens,
son instinct le quitte
et parfois, il emprunte une route
à contresens
et il regrette...
Et alors, l'homme, angoissé,
s'angoisse encore,
il crie, il hurle,
il implore, il ne sait plus,
il ne sait plus où sont ses racines,
où tourner ses pas,
dans quelle direction
conduire ses pas
pour suivre son étoile...