Dans toutes les religions, on parle de paix et d'amour, de bien-être
entre tous les hommes. Seulement, quand celles-ci prennent des formes
identitaires dans le coeur des hommes elles les poussent parfois à
commettre moults exactions.
Pourtant, est-ce vraiment la religion qui les poussent ainsi ? N'est-ce
pas plutôt la nature profonde de l'homme, enclin à choisir
entre le bien et le mal qui lui fait perdre toute
notion morale ?
Les religions, toutefois, limitent l'homme dans ce qu'il pourrait faire
ou ne pas faire. Elles mettent un frein à son action et, il est
judicieux de songer que l'homme privé de la morale de la religion
serait surement bien pire qu'il n'est avec cette religion.
La religion, c'est le lien qui unit Dieu - la perfection absolue - à
l'homme. Or, l'homme est loin d'être parfait, puisque l'homme est par
essence voué à la mort à plus ou long terme, aux aléas de la vie, de la
vieillesse, de la maladie, du temps.
De même, les hommes de religion sont eux-aussi des hommes, livrés à
leurs propres doutes et leur questionnement. Contrairement à ce que
l'on pourrait penser, il n'y a pas plus agnostique qu'un croyant...
Si l'on devait imaginer, supposer, un monde sans religion, donc sans
morale, à quoi serait livré l'homme, cette fois ? Car si la religion a
souvent opprimé, au mieux reproché à l'homme ses excès et l'a contenu
jusque là dans une morale sévère et rigide, cela avait un sens : lui
indiquer ce qui est bien ou mal.
Un monde qui n'a plus conscience du bien ou du mal n'est alors qu'un
monde livré à la sauvagerie et à la barbarie et où les pires instincts
de l'homme se réveillent. Un monde sans foi ni lois, où les règles
n'existent plus et où la seule règle qui puisse exister encore, c'est
la "loi du plus fort".
Même si l'on peut alors émettre des critiques et des reproches à
l'égard des religions, elles ont somme toute leur utilité. Elles
garantissent la morale et évitent au monde de sombrer dans le chaos.