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LA VIOLENCE, COMME MOYEN ?
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La violence aux mains du peuple n'est pas la violence, mais la justice, a dit un jour Eva Peron, l'épouse de l'ancien dictateur argentin le colonel Peron. Il est des instants dans l'histoire d'une nation où le peuple n'a plus le choix que d'exprimer son réel désir de liberté et son aspiration à un monde plus juste et plus humain que d'utiliser la violence. C'est ce que l'on nomme la révolution qui n'est que réponse à la repression. Mais la violence ne doit pas rester le seul moyen d'expression populaire. Elle ne doit pas être un but, une finalité. Elle peut-être utile, comme le charpentier qui a besoin de son marteau pour enfoncer les clous qui serviront à tenir la structure. Car c'est bien cela que la révolution. C'est enfoncer les clous. Des clous pour construire un édifice plus juste, peut-être plus humain, en adéquation avec les idéaux auxquels on aspire. C'est pourquoi, la jeunesse doit être le ferment d'une révolution. A vingt ans, on est beaucoup plus porteur d'idéaux qu'à cinquante. Faisons confiance dans cette jeunesse qui a des rêves plein la tête et encourageons les à prendre leur destin en main, à imaginer l'avenir, leur avenir. Encourageons les à innover et créer. Parce que la révolution ne signifie pas nécessairement "lutte". Violence ne désigne pas toujours "combat". La violence, c'est aussi une rupture. Une rupture avec le monde ancien pour aboutir à un monde nouveau. Nul nécessité pour le jeune révolutionnaire de drainer dans son sillage le sang de son ennemi, qu'il croit fermement en ses convictions et qu'il se batte pour les faire triompher. |