LES ROMANS AUDIO  
Quoi de plus doux pour l'âme que d'écouter celle des autres!    
[PAGE D'ACCUEIL]    
   Nouveauté dimanche le 28 août 2005
  Nelly Arcan, Putain


[01] [02] [03] [04]
Etudiante en littérature pratiquant le métier d'escorte, Nelly Arcan a surpris, choqué et confronté le monde en publiant "Putain", son premier roman outrageusement intime dans lequel elle parle crûment de ses rapports avec la clientèle.

Et on apprend que la séduction obsède la prostituée au point où lorsqu'elle entre dans un bar, elle n'a qu'une pensée: s'accaparer le regard des hommes, alors que dans sa vie de romancière, elle n'a aucune préoccupation de plaire. Au contraire, elle cherche à provoquer la réflexion, à confronter la sexualité de l'homme jamais rassasié. D'ailleurs, n'a-t-on pas érigé le sexe en produit de consommation, en obsession collective?

Du coup, Nelly Arcan exploite les côtés sombres de la féminité car, "la porno, c'est se rencontrer soi-même" dit-elle. Elle ajoute également que la pudeur devient le nouveau tabou. Son prochain livre porterait sur un marquis de Sade au féminin mais qu'en bout de ligne, tous ses mots convertis en romans en cache un autre: détresse.

Durée Total : 135 minutes


  L'émerveillement


[01]
Ce reportage nous propose d'oublier tous les systèmes, de nous dépouiller de tous les savoirs, de toutes les habitudes, pour nous ouvrir à ce regard constamment neuf qui émerveille le monde. En redevenant simple, nous pourrons aborder le grand Mystère Originel.

L'univers devient alors un miracle de chaque instant, une surprise toujours renouvelée. L'émerveillement est aussi un véritable chemin spirituel. Le "sentiment de doute", qui est au coeur du bouddhisme Tchan, est une approche de l'émerveillement au même titre que ces méditations pratiquées par certains courants du hassidisme ou certaines branches du soufisme.

Durée Total : 89 minutes


  Pérignac, Légende d'Arkara

[introduction] [01] [02] [03] [04] [05] [06] [07] [08] [09] [10] [11] [12] [13] [14] [15] [16]

[tous les contes de Pérignac]
La mort est un mythe, vous diraient les habitants d’une petite planète qui porte le nom, d’Arkara. Ce peuple qui a déjà franchi ses quelques soixante millions d’années d’existence sans vivre un seul deuil, se croit sans doute éternel. Puisque la mort, la faim, la maladie et la guerre se tiennent loin de leurs préoccupations, ces gens-là ignorent presque tout de la réalité qui oblige toute chose à naître, à grandir et à disparaître dans l’étrange océan de la Création. Un monde où rien ne change est semblable à cette page d’un livre immense qui demeure ouverte sans que personne ne songe à la tourner pour lire la suite de l’histoire. Mais à quoi doit donc servir le livre de la Vie si les pages refusent de céder leurs places aux autres? Comment savoir ce que sera demain si le jour est éternel? Les Arkariens vivent depuis si longtemps qu’ils ne réalisent même pas qu’il existe également une fin à toute chose. C’est pour cela que le Maître du temps veut mettre un terme à ce jour éternel en les forçant à tourner cette longue page déjà pleine depuis trop longtemps. Pour évoluer, il faut du changement et de l’espace pour écrire la suite des événements ...

Durée Total : 16 heures


  Dan Brown, Da Vinci Code


[01] [02] [03] [04] [05] [06] [07] [08] [09] [10] [11] [12] [13] [14] [15] [16] [17]
Le conservateur du Louvre est retrouvé assassiné au beau milieu de son musée dans une position singulière. Entièrement nu, bras et jambes écartés et entourés de pictogrammes étranges, le cadavre évoque L'Homme de Vitruve, le célèbre dessin de Léonard de Vinci. L'enquête révèle rapidement que cette mise en scène n'est pas le fait de l'assassin mais qu'elle a été voulue dans un dernier sursaut par la victime elle-même, qui cherche par ce moyen à transmettre un message.

Première partie est divisée en 17 sections de 30 minutes chacune.

Durée Partie I : 8 heures 30 minutes
Durée Partie II : disponible bientôt


  Saint-Exupéry, Le petit prince


[01]
A Léon Werth.

Je demande pardon aux enfants d'avoir dédié ce livre à une grande personne. J'ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j'ai au monde. J'ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J'ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d'être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l'enfant qu'a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace :

A Léon Werth quand il était petit garçon

Durée Total : 65 minutes


  Jean Giono, L'Homme qui plantait des arbres


[01]
Pour que le caractère d'un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l'idée qui la dirige est d'une générosité sans exemple, s'il est absolument certain qu'elle n'a cherché de récompense nulle part et qu'au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d'erreurs, devant un caractère inoubliable.

Durée Total : 29 minutes


  Paolo Coelho, L'alchimiste


[01] [02] [03] [04]
Un des plus beaux rêves de cet univers, le roman L'alchimiste de Paolo Coelho.

Santiago est un jeune garçon andalou qui choisit un jour de devenir berger pour voir le monde avec ses brebis. Mais parce qu'il a rêvé à deux reprises qu'un trésor l'attendait au pied des pyramides d'Egypte, il laisse un jour son troupeau et démarre un long voyage au cours duquel il va tenter de réaliser sa "Légende personnelle"...

Conte philosophique, "l'Alchimiste" est le récit de la quête de Santiago à la poursuite de son rêve. Rencontres après rencontres, initié au cours de son parcours dans le désert par l'Alchimiste, il apprendra à écouter son cœur, à lire les signes du destin et par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.

Le livre, qui part du langage symbolique de l'alchimie, repose sur quatre piliers existentiels : la nécessité d'écouter son coeur, de savoir décrypter la langue des signes, de comprendre la relation intime entre toutes les choses de l'Univers et d'accomplir sa Légende Personnelle.

Durée Total : 120 minutes


  Paolo Coelho, Manuel du guerrier de la lumière


[01] [02]
Qu'est-ce qu'un guerrier de la Lumière ? Me suis-je aussitôt demandé. Les guerriers de la lumière, ce sont ces gens, qui "trouvent que leur vie n'a pas de sens", qui s'interrogent, et qui continuent à en chercher un. Et ils finiront bien par le trouver. Un guerrier de la lumière, tout le monde en est un à un moment de sa vie. De ces gens qui cherchent et... finissent toujours par un trouver un.

Au travers de nombreuses métaphores, la remise en cause est omniprésente et par ces courts enseignements, on en découvre toujours plus sur soi, des sentiments qu'on n'avait jamais su s'expliquer, des émotions qu'on ne comprenait pas.

Tout au long du livre, le guerrier de la lumière se dit "mais j'ai vécu ça !" et comprend pourquoi ça s'est passé ainsi, pourquoi ça s'est tout simplement passé. Alors, es-tu un guerrier de la lumière ?

"Le guerrier de la lumière ne craint pas de devenir fou. Il se parle à voix haute quand il est seul. Quelqu'un lui a appris que c'était la meilleure manière de communiquer avec les anges, et il cherche ce contact. Au début, il constate combien c'est difficile. Il pense qu'il n'a rien à dire, qu'il va répéter des sottises. [...]

Le guerrier semble fou, mais ce n'est qu'un masque."


Durée Total : 72 minutes


  Khalil Gibran, Le Prophète


[01] [02]
Durant toutes ces années, le prophète a côtoyé les collines, conversé avec les vents et murmuré au creux des arbres. Étranger au peuple d'Orphalese, il a pourtant appris à le connaître et à l'aimer. Or, à l'heure de repartir vers sa terre natale, il éprouve une grande tristesse. Car c'est au sein de ce peuple, grâce à tout ce que lui a insufflé ce lieu, qu'il a pu mûrir la sagesse qu'il va désormais dispenser. Et c'est à Orphalese qu'à l'heure de l'adieu, dans un ultime échange, il s'accomplit comme prophète.

On l'interroge sur les grandes préoccupations humaines et, inlassablement, il chuchote sa réponse avec tendresse et compréhension, sans dogmatisme. Long poème en prose, Le Prophète nous livre une conception de la religion qui est une conception de la vie. Étonnamment moderne, le panthéisme de Khalil Gibran conduit le divin vers des régions accessibles à tous. Nul besoin d'être chrétien du Liban, comme son auteur, pour se laisser bercer par le doux balancement des phrases. D'une grande indulgence envers les faiblesses de l'homme, mais aussi d'une grande confiance dans ses possibilités, cette modulation de L'Ecclésiastique, publiée en 1925, est sans doute le texte auquel Gibran a consacré le plus d'efforts.

Durée Total : 120 minutes


  Richard Bach, Jonathan Livingston le goéland


[01] [02]
Depuis toujours, Jonathan Livingston s’afflige de n’être ni albatros ni pélican, en bref, de n’être doué ni pour le looping ni pour le vol plané. A la consternation de ses parents, il s’entraîne jour et nuit pour améliorer sa vitesse et sa qualité de vol. Le Grand Conseil finit par se réunir et par exclure ce drôle d’oiseau qui ne respecte pas les limites de sa race ! Jonathan en effet ne considère pas le vol comme un vulgaire moyen de déplacement, mais comme la chance d’accéder à la perfection et de donner un sens plus noble à la vie. Sa pénitence se transforme en paradis lorsqu’il rencontre Chiang l’Ancien et les autres exclus assoiffés d’infini. Chiang lui apprend l’absolu, mais aussi la responsabilité, la confiance, l’amour, la liberté.

Tel un Saint-Exupéry américain, Richard Bach est écrivain-aviateur. Cet ancien pilote de l’armée de l’air américaine a pour seule religion le vol qui confère à son regard une perspective salutaire. Jonathan Livingston le goéland - qui rappelle parfois le Petit Prince - lui valut la célébrité dès 1970. Il est aussi l’auteur du Messie récalcitrant, et d’Un pont sur l’infini.

Durée Total : 83 minutes


  Saint-Exupéry, La terre des hommes


[01]
Echoué ainsi une autre fois dans une région de sable épais, j'attendais l'aube. Les collines d'or offraient à la lune leur versant lumineux, et des versants d'ombre montaient jusqu'aux lignes de partage de la lumière. Sur ce chantier désert d'ombre et de lune, régnait une paix de travail suspendu, et aussi un silence de piège, au coeur duquel je m'endormis.

Quand je me réveillai, je ne vis rien que le bassin du ciel nocturne, car j'étais allongé sur une crête, les bras en croix et face à ce vivier d'étoiles. N'ayant pas compris encore quelles étaient ces profondeurs, je fus pris de vertige, faute d'une racine à quoi me retenir, faute d'un toit, d’une branche d’arbre entre ces profondeurs et moi, déjà délié, livré à la chute comme un plongeur.

Durée Total : 60 minutes


  James Redfield, La Prophétie des Andes


[01] [02] [03]
À l'origine, un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. et une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement. Intrigué, le héros de cette histoire s'envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie. Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation: une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie.

Quand, au terme de son périple, le héros découvre le vrai sens de son existence, c'est notre propre quête qui débute. Pour James Redfield, si nous restons attentifs et savons percevoir le grand mystère de l'existence, nous nous apercevrons que nous avons été judicieusement placés, à l'endroit adéquat... pour changer quelque chose en ce monde.

Durée Total : 180 minutes


  Jules Verne, Voyage au centre de la terre


[01]
[Oeuvres de Jules Verne]
Il était professeur au Johannæum, et faisait un cours de minéralogie pendant lequel il se mettait régulièrement en colère une fois ou deux. Non point qu’il se préoccupât d’avoir des élèves assidus à ses leçons, ni du degré d’attention qu’ils lui accordaient, ni du succès qu’ils pouvaient obtenir par la suite ; ces détails ne l’inquiétaient guère. Il professait « subjectivement », suivant une expression de la philosophie allemande, pour lui et non pour les autres. C’était un savant égoïste, un puits de science dont la poulie grinçait quand on en voulait tirer quelque chose. En un mot, un avare.
Durée Total : 59 minutes

Alain Bombard raconte la vie de Jules Verne [Oeuvres de Jules Verne]
Durée Total : 47 minutes


  Marie Shelly, Frankenstein


[01] [02] [03] [04] [05] [06] [07] [08]
Ceci est la véritable histoire de Frankenstein. En l'écoutant, vous découvrirez un univers poétique et romantique où se déroule une histoire d'amour, une belle histoire d'amour, loin de la légende du monstre et terrifiant que le cinéma a transmis à notre imaginaire.

Victor Frankenstein ! C'est l'inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d'un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d'un chêne... Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l'alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l'horrible créature faite d'un assemblage de cadavres ! L'oeuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d'une force surhumaine et conscient de sa solitude. Echappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D'esclave qu'il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui...

Durée Total : 5 heures 45 minutes


  Albert Camus, La Chute


[01] [02]
Dans un bourg d'Amsterdam où se croisent matelos de toutes nations, souteneurs, prostituées et voleurs, un homme que le hasard a mis sur le chemin de l'un de ses compatriotes, se raconte. Qui est-il ? C'est la source de cet admirable monologue, où Jean-Baptiste Clamence retrace le parcours autrefois brillant de son existence. Jusqu'au jour où différents évènements ruinent les derniers vestiges de sa normalité existentielle. Il fuit dans la débauche ce qu'il découvre tous les jours un peu plus. Fuir l'hypocrisie des coeurs, de la charité, de la solidarité, l'hypocrisie du monde, fuir cette existence fausse où le plaisir personnel décide des actes les plus beaux. Il part alors pour la cosmopolite Amsterdam et s'y institue " juge pénitent " pour dénoncer l'ignominie humaine.

Durée Total : 120 minutes


   Le Dalaï-Lama et l'art du bonheur


[01] [02]
Que l'on ait foi dans une religion ou non, tous nous cherchons une vie meilleure. Aussi je pense que le véritable mouvement de notre vie est orienté vers le bonheur... Je crois que l'on peut atteindre le bonheur par l'exercice de l'esprit.

Par "esprit", le dalaï-lama n'entend pas seulement l'intellect, mais le sentiment, le coeur, l'âme. En exerçant avec assiduité ces ressources, nous pouvons développer un nouveau mode d'intimité avec nous-mêmes et les autres, transformer la souffrance, surmonter les obstacles, mener une vie spirituelle authentique, et ainsi retrouver notre état de bonheur intérieur. Prix Nobel de la paix, le dalaï-lama s'exprime et se comporte avec une bonhomie sans défaillance, une intelligence profonde. Son porte-parole est ici un psychiatre américain, Howard Cutler. Le livre est le fruit de longs entretiens entre les deux hommes, complétés par des anecdotes relatives au chef spirituel tibétain (dont l'interprète a revu le texte), et des observations du médecin occidental. Le volume figure à juste titre dans la collection Aider la vie.
Durée Total : 72 minutes


  Jiddu Krishnamurti, Le livre qui parle


[01] [02]
Jiddu Krishnamurti naquit en Inde en 1895, et fut pris en charge à l'âge de treize ans par la Société théosophique, qui voyait en lui "l'Instructeur du monde" dont elle avait proclamé la venue.

Très vite Krishnamurti apparut comme un penseur de grande envergure, intransigeant et inclassable, dont les causeries et les écrits ne relevaient d'aucune religion spécifique, n'appartenaient ni à l'orient ni à l'Occident, mais s'adressaient au monde entier. Répudiant avec fermeté cette image messianique, il prononça à grand fracas en 1929 la dissolution de la vaste organisation nantie qui s'était constituée autour de sa personne; il déclara alors que la vérité était "un pays sans chemin", dont l'accès ne passait par aucune religion, aucune philosophie ni aucune secte établies.

Tout le reste de sa vie, Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou que certains voulaient lui faire endosser. Il ne cessa d'attirer un large public dans le monde entier, mais sans revendiquer la moindre autorité ni accepter aucun disciple, s'adressant toujours à ses auditeurs de personne à personne. A la base de son enseignement était la conviction que les mutations fondamentales de la société ne peuvent aboutir qu'au prix d'une transformation de la conscience individuelle. L'accent était mis sans relâche sur la nécessité de la connaissance de soi, et sur la compréhension des influences limitatives et séparatrices du conditionnement religieux et nationaliste. Krishnamurti insista toujours sur l'impérative nécessité de cette ouverture, de ce "vaste espace dans le cerveau où est une énergie inimaginable". C'était là semble-t-il, la source de sa propre créativité, et aussi la clé de son impact charismatique sur un public des plus variés.

Krishnamurti poursuivit ses causeries dans le monde entier jusqu'à sa mort, en 1986, à l'âge de quatre-vingt-dix ans. Ses entretiens et dialogues, son journal et ses lettres ont été rassemblés en plus de soixante volumes.

Durée Total : 71 minutes


  Patch Adams, docteur tendresse


[01] [02]
Selon Patch Adams, le système de santé actuel est malade puisqu'il est fondé sur l'argent et le pouvoir plutôt que sur la générosité, l'amour et la compassion. «Les gens ont besoin de beaucoup d'affection, de tendresse et de câlins.» Patch a profité de sa visite pour prodiguer sa médecine, distribuant câlins et caresses à tous ceux, nombreux, qui le demandaient. «Personne ne nous enseigne l'amour et la compassion, il faut donc éduquer les gens et leur apprendre à reconnaître et apprécier les moments heureux. Il faut faire en sorte de ne plus jamais avoir un jour malheureux…» La proximité et l'intimité entre le médecin et son patient constituent également des éléments essentiels au traitement efficace des patients. Plutôt que les sept minutes recommandées, Patch Adams consacre de trois à quatre heures pour apprendre à bien connaître ses patients.

«Nous ne pouvons séparer la santé de l'individu de celle de la famille, de la communauté et du monde.» En plus de ses couvre-chefs de clown et de docteur, Patch Adams coiffe également le chapeau d'activiste politique. Il invite les gens à s'intéresser à leur planète et à ce qui s'y passe. Il concède : «Je n'ai pas d'intimité et j'ai une opinion sur tout!»

Au sujet de l'iniquité dans la répartition des richesses, Patch explique : «Les pays pauvres le sont parce que nous, les pays riches, les rendons pauvres. Si nous utilisions tout l'argent dépensé pour la Soirée des Oscars, la commercialisation des grandes entreprises comme Nike, les événements sportifs, etc., nous pourrions nourrir tout le monde sur la planète. Il ne faut pas tolérer la faim dans le monde!»

Il se dit également très préoccupé par la situation politique actuelle, notamment aux États-Unis. À ses yeux, l'administration Bush est dangereuse, et il n'hésite pas à la dénoncer. Une alternative? Patch appuie avec ferveur la candidature de Dennis Kucinichk, candidat à la présidence lors des prochaines élections états-uniennes. «Pour la première fois de ma vie, dit-il, je crois qu'un candidat pourrait faire de grandes choses!»

Durée Total : 70 minutes


  Albert Camus, étude du roman l'étranger


[01]
«Aujourd'hui maman est morte» Dans notre société, écrivait Camus, tout homme qui ne pleure pas à l'enterrement risque d'être condamné parce qu'il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société où il vit, il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privée, solitaire, sensuelle. Et c'est pourquoi des lecteurs ont été tentés de le considérer comme une épave. Meursault pour moi n'est pas une épave mais un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d'ombres.

Loin qu'il soit privé de toute sensibilité, une passion profonde parce que tenace, l'anime, la passion de l'absolu et de la vérité. On ne se tromperait pas beaucoup en lisant dans l'étranger l'histoire d'un homme qui, sans aucune attitude héroïque, accepte de mourir pour la vérité.

Durée Total : 90 minutes


  Edgar Poe, Monsieur le Chevalier Dupin


[01] [02] [03] [04]
Le double assassinat dans la rue Morgue, La lettre volée, L'affaire de Marie Roget

Marie Roget ? Oh ! une jeune fille bien sage ! Comment ? Sauvagement assassinée, dites-vous ? Mais par qui et pourquoi ? Et Mme L'Espanaye et sa fille, la discrétion même ! Jamais une histoire ... jusqu'à ce qu'elles soient retrouvées mutilées par un atroce meurtrier ! Quelle terrifiante idée ! On a tenté de cacher le pauvre corps de Mlle L'Espanaye dans le conduit d'une cheminée ! Comment un être humain peut-il brusquement devenir une bête sanguinaire ? Pour seuls indices : cris, ombres et vêtements tachés de sang ! Des meurtres qui vont donner du fil à retordre à M. Dupin et à son compagnon ! Edgar Allan Poe nous entraîne dans des enquêtes à faire pâlir d'horreur. Un conseil, ce soir, n'éteignez pas la lumière... on ne sait jamais.

Edgar Allan Poe (1809-1849). L'oeuvre de cet écrivain américain, traduite par Charles Baudelaire, a été l'objet d'un véritable culte en France. Double assassinat dans la rue Morgue est l'ancêtre du roman policier moderne. Cinquante ans avant la naissance d'Hercule Poirot, de miss Marple et de Sherlock Holmes, qui s'en sont grandement inspirés, le monde connaissait déjà l'as des détectives, un français, Monsieur le Chevalier Dupin.

Durée Total : 4 heures


  Arthur Rimbaud, Une saison en Enfer


[01]
Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient.

Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. – Et je l'ai trouvée amère. – Et je l'ai injuriée. Je me suis armé contre la justice.

Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié! Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.

J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie. Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.

Or, tout dernièrement m'étant trouvé sur le point de faire le dernier couac! j'ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit. La charité est cette clef. – Cette inspiration prouve que j'ai rêvé! «Tu resteras hyène, etc...,» se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. «Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux.» Ah! j'en ai trop pris: – Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.

Durée Total : 64 minutes


  Charles Baudelaire, Les fleurs du mal


[01]
En 1857, il fait paraître les «Fleurs du mal», recueil regroupant des poèmes écrits et publiés dans des revues depuis quinze ans et accompagnés d'inédits récents. Mais sa publication est rapidement suivie d'une condamnation, les poèmes de ce recueil étant perçus comme libertins et provocateurs et le conduisent, lui et son éditeur, à une condamnation pour «offense à la morale publique et aux bonnes moeurs». Attaqué en justice en même temps que Madame Bovary, son livre est condamné pour "immoralité" et expurgé de plusieurs pièces.

Très affecté par cet échec, il se juge incompris. Il compose alors d'autres poèmes inspirés notamment par Marie Daubrun et Mme Sabatier. Sa réflexion esthétique se complète aussi: s'y expriment ses refus de l'utilitarisme, du naturel, son admiration pour Delacroix et Constantin Guys. Il y définit les critères du beau et la fonction du poète «déchiffreur» de symboles et découvreur d'un monde caché «sur-naturaliste», dans la tradition platonicienne: cette alchimie poétique s'exprime dans l'affirmation: «Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or.»

Durée Total : 58 minutes


  Charles Baudelaire, Le spleen de Paris


[01]
Malgré sa déception, Baudelaire continue les Salons et rédige des articles de critique littéraire. Délabrement physique et douloureuse quête spirituelle caractérisée par un perpétuel écartèlement entre Dieu et Satan, l'Idéal et le Spleen. À la recherche de la perfection formelle, car le verbe poétique permet de transmuter la réalité, il compose, en s'inspirant d'Aloysius Bertrand, des poèmes en prose consacrés aux rencontres insolites de la ville. Intitulé «Spleen de Paris» (1862), ce recueil est publié de manière posthume en 1869 après sa mort. Il s'interroge aussi sur la drogue («Poème du haschich», 1858; les «paradis artificiels», 1860), propose une deuxième édition enrichie des Fleurs du mal en 1862, et poursuit la traduction d'Edgar Poe jusqu'en 1864 (date des dernières traductions). L'existence de Baudelaire continue à être rythmée par la souffrance.

Durée Total : 62 minutes


  Edgar Poe, nouvelles


[01] [02]
Manuscrit trouvé dans une bouteille
Le masque de la mort rouge

Le Manuscrit trouvé dans une bouteille est un bon exemple des procédés narratifs auxquels Poe avait recours pour construire ses récits. Dans cette nouvelle, le narrateur commence par exposer avec précision les péripéties ordinaires d'un voyage qu'il fait sur un navire dans les mers du sud : il place ainsi le cadre d'une normalité rassurante. À la suite d'un soudain déchaînement des éléments, le narrateur se retrouve seul survivant, avec un vieux Suédois, à bord du bateau qui, pendant cinq jours et cinq nuits, file à une allure vertigineuse vers le pôle. Le récit quitte alors progressivement le réalisme du voyage pour se faire de plus en plus étrange et inquiétant, tandis que l'incertitude du lecteur est soigneusemet ménagée. Perdus dans un angoissant enfer liquide, les voyageurs sont heurtés par un navire fantôme «!condamné à côtoyer éternellement le bord de l'éternité!». Le narrateur, projeté au milieu d'un équipage énigmatique, commence à rédiger le manuscrit qui constitue la nouvelle : le lecteur se retrouve alors dans un récit tout à fait fantastique, d'autant plus inquiétant et troublant que, le manuscrit étant en cours de rédaction, l'issue n'est pas donnée et que la dérive du narrateur semble ne jamais devoir prendre fin.

Durée Total : 57 minutes


  Paul Verlaine, Poèmes


[01]
Je suis l'Empire à la fin de la décadence, qui regarde passer les grands Barbares blancs... Extraits du poème intitulé « Langueurs » dans le recueil Jadis et Naguère (1884), ces vers étranges - évoquant une histoire qu'on devine parallèlement terrible, intime et publique -, contiennent à eux seuls l'originalité et l'odyssée d'un écrivain errant, sans cesse chaloupant de la débauche au plus profond remords d'avoir abandonné le domicile conjugal. Des critiques bien intentionnés de la fin du XIXe siècle surnommèrent Verlaine en compagnie de quelques autres, d'où jaillit Arthur Rimbaud, « les poètes maudits ». L'expression est d'ailleurs de Verlaine, élu par ses pairs en 1894 « Prince des Poètes », à la fin d'une infâme vie de piéton à Paris, Rethel, Bruxelles ou Londres.

Là-haut, en Ardenne, nord de la France, quand, à l'automne finissant, les rivières sont rouges des limons de la terre et que la forêt se referme sur ses abîmes, on entend sur les routes s'exhaler l'âme des maudits. Paul Verlaine passe. Mais il chante le ciel par-dessus les toits. Il chante son enfance heureuse dans une pluie de petits poèmes nostalgiques. Il est né à Metz, dans l'est de la France, le 30 mars 1844, d'un père autoritaire et d'une mère chétive, pieuse et abusive, qui portera sa vie durant une affection aveugle à ce fils si faible devant la boisson.

Durée Total : 58 minutes


  Alexandre Lachance


[01] [02] [03] [04]
Born on March 8th 1903 in Quebec city, Quebec, his mother was a descendant of the Sioux tribe. While his grand father was in the importation of cognac and armagnac, his father became a chemist in the brewing industry . Alexandre made his classical studies in the Quebec Seminary. In 1926 he went to Jacksonville, Florida, to follow a special course in psychology (mostly experiments in parapsychology) with the Judge Troward.

Married in 1936, he had 10 children. He worked as a teacher all his life. Teaching to the teenagers Latin, Greek, English, chemistry and mathematics. He also worked as a cook at the Chateau Frontenac in Quebec city. He was first violin in the Symphony of Quebec, and also taught the violin. Then he became director of a secondary school, the "Evangelique Institute".

Then, the war begin. Alexandre was a well educated man so he became "correspondant of war" and staff sergent In 1950, after the war, he founded the "Institut de psychologie appliquee". He wrote a course of applied psychology and he was giving this course by correspondance. It was to help in the re-education of war veterans.

BEGINNING IN ALCHEMY
He was very young at the Seminary when his Latin teacher asked him to translate a part of the "Mysterium Magnum" of Jacob Boehme. That was it! Alexandre began to read esoterical and alchemical texts. Also he had some "paranormal" experiences (one during an operation under anesthesia) that made him realise that there was more than the physical matter. First he studied with AMORC, then with the "Fraternite rosicrucienne de Max Heindel" in California. He was extensively influenced by Parcival, Powell, Leadbeater, Bracton. Then he went on to study Basile Valentin (his mentor, he said), Flamel, Cyliani, Philalethe, Le Trevisan, Maier. He often quoted Fulcanelli, Canseliet (which whom he correspond some times) and Roger Caro.

In the laboratory, he worked with a man called Skelton in the 50's. In the 70's he worked with Camille Coudary and after that with a good friend of his (anonyme). Alexandre was working on the cinnabar in the humid way in the athanor, with dew salt and KOH.

In the 80's Alex gave dozens of conferences mostly in Montreal and Quebec city. Some of them were on practical alchemy where he was talking a lot on the preparation of the materia prima, how to collect the dew and get a salt from it and how to prepare KOH. Theoricaly, he was talking a lot about the three principles, salt, sulfur and mercury and of the SECRET FIRE.

He was so pleased to talk of this FIRE that comes from within, the FIRE from the sacrum, and of the great privilege to be two persons in the laboratory - husband and wife - so that they can communicate the bipolar energy to the matter.

Alexandre described so well the philosophy and the goal of alchemy that a lot of people began their quest after meeting him.

Some other conferences were on differents subjects: kabbalah, astrology, yoga, respiration, Upanishad, Avatars, philosophy, physics, chemistry, Bible, Christ, Tesla, Steiner, history, Egypt, Tantra yoga, etc, etc. The conferences organisors called him the "living encyclopedia". He had a way to explain things and facts so that everybody understand but without losing the "grandeur" and the magnificence of the subject.

He also taught in almost all of his conferences some respiratory exercices so that people can see and feel their magnetic field and know that they were more than a body.

Most of all of these conferences still exist on audio and video cassette, all in French, of course. Also, CBC made a half-hour TV program on in (Man Alive). The ONF made a small documentary and he made somme short apparitions in different TV show. The magazine "7 Jours" in Montreal made a good article on him and also VSD in France.

At the end of his life, Alexandre translated the monumental work of Howard John Zitco of the Worl University Roundtable, Arizona: "The Lemurian theo-christic Conception". He published in French (Fiat Lux ed.) this series of 13 fascicules of about 85 pages each. He was giving a lot of time on teaching and distributing this translation, giving conferences on it.

ALEXANDRE LACHANCE was a great "erudit". We can say for sure, that there would be no alchemy in Quebec without him. He gave the opportunity to a lot of us to begin on the path, having the certainty this was not an illusion.

Always kind, with a great sense of humour, talking about his "ALEXIR", he left to everybody who saw him or knew him a sense of dignity of the human race and a desire to go better and higher.

Alexandre died on november the 3rd 1987 at the respectable age of 84.

Durée Total : 120 minutes


  Alain Marillac: Hypnose, mythe ou réalité


[01]
Magie? fumisterie? science? Les opinions divergent au sujet de l'hypnose. Mais elle ne laisse personne indifférent.

Considéré comme un des maîtres actuels de l'hypnose, conférencier et créateur de l'archéohypnologie, Alain Marillac est d'abord chercheur. Ses expériences le mènent à la scène comme au laboratoire et démontrent toutes que l'hypnose peut rendre de fiers services: en médecine, en thérapie, en chirurgie, en obstétrique, en parapsychologie, en technique de relaxation, en psychiatrie.

En dépouillant l'hypnose de son masque spectaculaire, on découvre son vrai visage: celui d'une technique naturelle, puissante mais encore méconnue. Aussi, par un historique, des exemples, des parallèles, des relations, l'auteur informe de façon réaliste ceux que l'hypnose intrigue. Il prouve que les démonstrations scéniques d'hypnose présentent un intérêt scientifique certain et que leur étude ne peut s'avérer que profitable à tous.

L'hypnose, bluff ou réalité: un sujet fascinant, traité avec sérieux, dans une langue simple. De quoi donner à tout lecteur les éléments primordiaux pour se former une opinion réaliste de l'hypnose et en tirer les plus grands bénéfices.

Durée Total : 58 minutes


  Sion Assouline, Intuitions du bouddhisme


[01]
Une passionnante introduction au bouddhisme guidée par les réflexions personnelles du réalisateur Sion Assouline et nourrie par les écrits de penseurs bouddhistes et non bouddhistes.

Loin de tout dogmatisme, le réalisateur reproduit ici l'essentiel de sa série de cinq heures, où il propose extraits d'entretiens, lectures et réflexions qui permettront au lecteur/auditeur d'entreprendre sa propre démarche vers la «Voie du Milieu».

Durée Total : 74 minutes


  Hubert Reeves, Patience dans l'azur


[01]
Nous ne sommes pas nés d'hier. Notre existence commence dans la fulgurante explosive qui a donné naissance à l'univers. Elle se poursuit au coeur ardent des étoiles, dans les vastes espaces interstellaires, dans l'océan primitif de la terre et à la surface des continents.

L'univers entier est notre cocon. À la recherche de nos racines profondes, voici l'histoire de notres comos.

Durée Total : 56 minutes


  Hubert Reeves Raconte


[01] [02] [03] [04]
Volume 1: La naissance de l'Univers
Volume 2: La naissance des galaxies
Volume 3: La naissance des étoiles
Volume 4: La naissance des planètes

La terre est notre planète, la seule que nous ayons pour le moment et pour un certain temps encore, selon toute vraisemblance... si nous ne jouons pas trop au chien fou dans le magasin de porcelaine.

Cette terre, où nous avons vu le jour, comment est-elle née, elle-même? On ne peut pas bien répondre à cette question sans intérroger tout le cosmos.

Production d'Émile Noel
Durée : 27 minutes par émission
Durée Total : 108 minutes

[Interview] d'une durée de 25 minutes avec Hubert Reeves à Radio Canada


  Albert Jacquard, Dieu ?


[01]
«Trop longtemps, j'ai cru ce qu'on me disait. Mes parents, puis les prêtres, m'ont appris qu'il existe un Dieu, un autre monde, une vie éternelle, un jugement après la mort. Pour moi, dont l'enfance a été modelée par le catholicisme, cet enseignement a pris la forme de Credo, celui qu'on récite dans les églises. Le scientifique que je suis va donc dialoguer avec l'enfant que j'ai été. Je vais relire le Credo mot après mot et je vais essayer de voir quelle valeur peut lui attribuer le langage morderne, celui de la science.»

Durée Total : 78 minutes


  Carl-Gustav Jung, Sa vie et son oeuvre


[01] [02]
Fils de pasteur, Carl Gustav Jung est né le 26 juillet 1875 à Kesswil, au bord du lac de Constance en Suisse. Ses années au collège de Bâle l’ont conduit à s’intéresser aux sciences naturelles, à la philosophie, à la religion. Son père meurt en 1896, il se retrouve seul avec sa mère et sa sœur et se pose pour lui la question de la poursuite de ses études. Il connaît une période de grande pauvreté, mais finalement réussit à entreprendre des études de médecine. Son intérêt pour les données biologiques et les données spirituelles le conduit à choisir la psychiatrie.

En 1900, il devient assistant à la clinique psychiatrique de l’université de Zurich (le Burghölzli). Ses années d’apprentissage lui permettent de mieux comprendre l’univers des malades mentaux. C’est à ce moment là qu’il découvre les travaux publiés par Sigmund Freud. Les recherches faites par Freud au niveau de l’hypnose et du rêve aident Jung à aborder l’univers étrange des hôpitaux psychiatriques. La première rencontre entre les deux hommes a lieu en février 1907. Très vite des divergences apparaissent, elles se confirment en 1909, date à laquelle ils firent un voyage commun aux Etats-Unis, invités par la Clark University (Worcester, Mass.). Au début des années dix, les deux hommes se séparent. Jung traverse alors un période de profonde solitude, confronté à son propre inconscient. Il sort de cette crise en 1918 et alors commence pour lui toute une série d’études et de publications, autant de jalons pour baliser les territoires inconnus qu’il vient de découvrir.

Il se marie en 1903 avec Emma Rauschenbach, a cinq enfants et construit une maison où il s’installe définitivement dès 1909 à Kusnacht (à quelques kilomètres de Zurich, sur le bord du lac de Zurich). En 1923 Jung achète un terrain sur la commune de Bollingen, à une trentaine de kilomètres de son domicile (au bord du lac également). Il y construit une simple tour, lieu de refuge, de méditation, qui après plusieurs modifications, finit au fil des ans par devenir un véritable lieu de vie à l’écart et à l’abri du monde extérieur (en particulier de son travail journalier auprès de ses patients).

Ses découvertes l’obligent à s’intéresser à nos racines occidentales, à tous les courants de pensée. Il réhabilite le monde chrétien, l’alchimie, il étudie de très près le monde oriental. Sa culture est immense. Il entreprend toute une série de voyages, il découvre des hommes peu touchés par la civilisation, vivant entre deux mondes (Inde, Afrique du Nord, tribus du Kenya, Indiens en Arizona, au nouveau Mexique).

Dès 1936, il décrit dans l’un de ses livres le danger que fait courir l’Allemagne avec une foule de détails malheureusement prophétiques, reliant l’histoire de ce pays aux mythes sous-jacents qui l’animent. Son œuvre est condamnée par les Allemands, il ne peut rien faire pour éviter le conflit mondial et il doit sa survie au seul fait d'habiter en Suisse.

En 1944, il est victime d'un infarctus, c’est là qu’il fait l’expérience du passage de la vie vers la mort dans sa première phase. Une force invisible l’oblige à "revenir sur terre". Il publie alors toute une série d’ouvrages qualifiés de majeurs. En 1945, il fonde la société Suisse de Psychologie pratique et en 1948 l'Institut qui porte son nom (à Zurich).

Sa femme meurt en 1955, c'est une grande épreuve pour lui. Il écrit jusqu’à la fin de sa vie, témoin de l’homme, des difficultés de son temps. Il meurt le 6 juin 1961 à Kusnacht.

Durée Total : 82 minutes


  Charles Baudouin, psychanalyste


[01]
Le mystère de l'homme selon Charles Baudouin

L'homme cherche, consciemment ou inconsciemment, à trouver un sens profond et réel à la vie. L'être humain a une vocation spirituelle, et bien des problèmes psychologiques viennent de ce qu'on néglige cette orientation. Cette vision de l'homme est celle de Charles Baudouin (1893-1963), psychanalyste et philosophe. Originaire de Lorraine, il s'installe dès 1915 à Carouge (Ge) où il passera le reste de sa vie. Refusant d'opposer Freud, Jung, Adler, il montre leur complémentarité et met au point un système psychothérapeutique à visage humain. Il fonde en 1924 l'Institut international de psychagogie(accompagnement de l'âme) et de psychothérapie devenu aujourd'hui l'Institut international de psychanalyse et de psychothérapie. Ecrivain, poète, artiste, il sera également chroniqueur de 1936 à 1950 à la radio.

Catherine Erard vous propose de faire connaissance avec la pensée humaniste de Charles Baudouin à l'occasion du 40ème anniversaire de sa mort. Avec Claude Piron, psychanalyste et responsable de l' Institut international de psychanalyse et de psychothérapie Charles Baudouin , nous découvrirons l'anthropologie spécifique de Baudouin ainsi que son approche du phénomène religieux. Vanessa Giannò, auteur d'un mémoire de licence consacré aux émissions radio de Charles Baudouin, nous parlera des chroniques d'avant guerre et de celles qu'il rédigea durant la guerre.

Durée Total : 80 minutes


  John Gray, Mars et Vénus


[01] [02]
Les hommes viennent de mars, les femmes de vénus
John Gray Ph.D.

On dirait parfois que les hommes et les femmes sont des êtres venant de planètes différentes. C'Est en partant de cette constatation que le Dr. John Gray a mis au point sa méthode. Dans ce livre, il nous rappelle les relations conflictuelles qui ne cessent de miner la vie des couples depuis des temps immémoriaux et nous dévoile les différences qui caractérisent les deux sexes.

Les hommes et les femmes s'aiment et s'affrontent depuis la nuit des temps. Comment expliquer que deux espèces aussi complémentaires continuent de se méprendre sur le sens caché de la parole de l'autres? John Gray, qui étudie ce phénomène depuis vingt ans, estime que les hommes et les femmes sont aussi différents les uns des autres que pourraient l'être des Matiens et des Vénusiennes, de là provient, selon lui, le malentendu.

L'auteur ne désespère pas, en cette fin de siècle tourmentée, d'une rencontre enfin heureuse qui comblerait les aspirations amoureuses de ces genres opposés.

Durée Total : 100 minutes


  Simone de Beauvoir: Le Deuxième Sexe


[01]
Télé-Québec
Chasseurs d'idées: Jacques Véronneau

Depuis sa parution en 1949, l'essai de Simone de Beauvoir sur la condition féminine n'a pas cessé d'être commenté, admiré, caricaturé, critiqué, notamment autour de la célèbre phrase: "On ne naît pas femme, on le devient."

Simone de Beauvoir est née à Paris en 1908. Elle fait ses études jusqu'au baccalauréat au très catholique Cours Désir. Préparant l'agrégation, elle étudie la philosophie à la Sorbonne, où elle fait la connaissance de Jean-Paul Sartre en 1929. Cette rencontre déterminante est suivie d'une séparation due à des nominations à Marseille et à Rouen. Elle ne revient à Paris comme professeur de philosophie au lycée Molière qu'en 1936. Elle quitte l'enseignement en 1943 et publie un premier roman, l'Invitée. À partir de 1947, elle voyage aux États-Unis, où elle rencontre Algren, en Afrique et en Europe. Elle reçoit le prix Goncourt en 1954 pour les Mandarins.

Son œuvre théorique (Pyrrhus et Cinéas, 1944; Pour une morale de l'ambiguïté, 1947; l'Amérique au jour le jour, 1948; l'Existentialisme et la Sagesse des nations, 1948; Le Deuxième Sexe, 1949; la Longue Marche, 1957; Djamila Boupacha, en collaboration avec Gisèle Halimi; La Femme rompue, 1967; La Vieillesse (1970); Tout compte fait, 1972; Faut-il brûler Sade?, 1972) couvre plusieurs domaines. Dans chaque ouvrage, elle multiplie les exemples concrets, empruntés aussi bien à sa vie qu'à la littérature. Cette volonté d'enraciner pensée et projets dans le vécu est aussi présente dans son autobiographie (Mémoires d'une jeune fille rangée,1958; La Force des choses, 1963; La Force de l'âge, 1971).

Simone de Beauvoir a milité, aux côtés de Sartre, pour les causes vietnamienne et algérienne. Toute sa vie, elle continue à voyager, en Chine (1955), à Cuba et au Brésil (1960), en Union soviétique (1962), tout en poursuivant la rédaction de ses mémoires. L'une des premières à avoir prôné la légalisation de l'avortement, elle réaffirme sa prise de position en s'associant au bouillonnant MLF au début des années 70. Elle marche en tête des manifestations, signe le manifeste des "343 salopes" qui déclarent avoir avorté, témoigne au procès de Bobigny, crée une chronique sur le "sexisme ordinaire" dans Les Temps modernes et n'hésite pas à mettre sa notoriété au service de la cause en fondant ou présidant diverses associations, dont La Ligue du droit des femmes.

Simone de Beauvoir est morte à Paris en 1986.

Durée Total : 52 minutes