LES ROMANS AUDIO  
Quoi de plus doux pour l'âme que d'écouter celle des autres!    
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  Marie Shelly, Frankenstein


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Ceci est la véritable histoire de Frankenstein. En l'écoutant, vous découvrirez un univers poétique et romantique où se déroule une histoire d'amour, une belle histoire d'amour, loin de la légende du monstre et terrifiant que le cinéma a transmis à notre imaginaire.

Victor Frankenstein ! C'est l'inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d'un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d'un chêne... Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l'alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l'horrible créature faite d'un assemblage de cadavres ! L'oeuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d'une force surhumaine et conscient de sa solitude. Echappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D'esclave qu'il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui...

Durée Total : 5 heures 45 minutes


  Edgar Poe, Monsieur le Chevalier Dupin


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Le double assassinat dans la rue Morgue, La lettre volée, L'affaire de Marie Roget

Marie Roget ? Oh ! une jeune fille bien sage ! Comment ? Sauvagement assassinée, dites-vous ? Mais par qui et pourquoi ? Et Mme L'Espanaye et sa fille, la discrétion même ! Jamais une histoire ... jusqu'à ce qu'elles soient retrouvées mutilées par un atroce meurtrier ! Quelle terrifiante idée ! On a tenté de cacher le pauvre corps de Mlle L'Espanaye dans le conduit d'une cheminée ! Comment un être humain peut-il brusquement devenir une bête sanguinaire ? Pour seuls indices : cris, ombres et vêtements tachés de sang ! Des meurtres qui vont donner du fil à retordre à M. Dupin et à son compagnon ! Edgar Allan Poe nous entraîne dans des enquêtes à faire pâlir d'horreur. Un conseil, ce soir, n'éteignez pas la lumière... on ne sait jamais.

Edgar Allan Poe (1809-1849). L'oeuvre de cet écrivain américain, traduite par Charles Baudelaire, a été l'objet d'un véritable culte en France. Double assassinat dans la rue Morgue est l'ancêtre du roman policier moderne. Cinquante ans avant la naissance d'Hercule Poirot, de miss Marple et de Sherlock Holmes, qui s'en sont grandement inspirés, le monde connaissait déjà l'as des détectives, un français, Monsieur le Chevalier Dupin.

Durée Total : 4 heures


  Arthur Rimbaud, Une saison en Enfer


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Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient.

Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. – Et je l'ai trouvée amère. – Et je l'ai injuriée. Je me suis armé contre la justice.

Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié! Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.

J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie. Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.

Or, tout dernièrement m'étant trouvé sur le point de faire le dernier couac! j'ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit. La charité est cette clef. – Cette inspiration prouve que j'ai rêvé! «Tu resteras hyène, etc...,» se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. «Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux.» Ah! j'en ai trop pris: – Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.

Durée Total : 64 minutes


  Charles Baudelaire, Les fleurs du mal


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En 1857, il fait paraître les «Fleurs du mal», recueil regroupant des poèmes écrits et publiés dans des revues depuis quinze ans et accompagnés d'inédits récents. Mais sa publication est rapidement suivie d'une condamnation, les poèmes de ce recueil étant perçus comme libertins et provocateurs et le conduisent, lui et son éditeur, à une condamnation pour «offense à la morale publique et aux bonnes moeurs». Attaqué en justice en même temps que Madame Bovary, son livre est condamné pour "immoralité" et expurgé de plusieurs pièces.

Très affecté par cet échec, il se juge incompris. Il compose alors d'autres poèmes inspirés notamment par Marie Daubrun et Mme Sabatier. Sa réflexion esthétique se complète aussi: s'y expriment ses refus de l'utilitarisme, du naturel, son admiration pour Delacroix et Constantin Guys. Il y définit les critères du beau et la fonction du poète «déchiffreur» de symboles et découvreur d'un monde caché «sur-naturaliste», dans la tradition platonicienne: cette alchimie poétique s'exprime dans l'affirmation: «Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or.»

Durée Total : 58 minutes


  Charles Baudelaire, Le spleen de Paris


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Malgré sa déception, Baudelaire continue les Salons et rédige des articles de critique littéraire. Délabrement physique et douloureuse quête spirituelle caractérisée par un perpétuel écartèlement entre Dieu et Satan, l'Idéal et le Spleen. À la recherche de la perfection formelle, car le verbe poétique permet de transmuter la réalité, il compose, en s'inspirant d'Aloysius Bertrand, des poèmes en prose consacrés aux rencontres insolites de la ville. Intitulé «Spleen de Paris» (1862), ce recueil est publié de manière posthume en 1869 après sa mort. Il s'interroge aussi sur la drogue («Poème du haschich», 1858; les «paradis artificiels», 1860), propose une deuxième édition enrichie des Fleurs du mal en 1862, et poursuit la traduction d'Edgar Poe jusqu'en 1864 (date des dernières traductions). L'existence de Baudelaire continue à être rythmée par la souffrance.

Durée Total : 62 minutes


  Edgar Poe, nouvelles


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Manuscrit trouvé dans une bouteille
Le masque de la mort rouge

Le Manuscrit trouvé dans une bouteille est un bon exemple des procédés narratifs auxquels Poe avait recours pour construire ses récits. Dans cette nouvelle, le narrateur commence par exposer avec précision les péripéties ordinaires d'un voyage qu'il fait sur un navire dans les mers du sud : il place ainsi le cadre d'une normalité rassurante. À la suite d'un soudain déchaînement des éléments, le narrateur se retrouve seul survivant, avec un vieux Suédois, à bord du bateau qui, pendant cinq jours et cinq nuits, file à une allure vertigineuse vers le pôle. Le récit quitte alors progressivement le réalisme du voyage pour se faire de plus en plus étrange et inquiétant, tandis que l'incertitude du lecteur est soigneusemet ménagée. Perdus dans un angoissant enfer liquide, les voyageurs sont heurtés par un navire fantôme «!condamné à côtoyer éternellement le bord de l'éternité!». Le narrateur, projeté au milieu d'un équipage énigmatique, commence à rédiger le manuscrit qui constitue la nouvelle : le lecteur se retrouve alors dans un récit tout à fait fantastique, d'autant plus inquiétant et troublant que, le manuscrit étant en cours de rédaction, l'issue n'est pas donnée et que la dérive du narrateur semble ne jamais devoir prendre fin.

Durée Total : 57 minutes


  Paul Verlaine, Poèmes


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Je suis l'Empire à la fin de la décadence, qui regarde passer les grands Barbares blancs... Extraits du poème intitulé « Langueurs » dans le recueil Jadis et Naguère (1884), ces vers étranges - évoquant une histoire qu'on devine parallèlement terrible, intime et publique -, contiennent à eux seuls l'originalité et l'odyssée d'un écrivain errant, sans cesse chaloupant de la débauche au plus profond remords d'avoir abandonné le domicile conjugal. Des critiques bien intentionnés de la fin du XIXe siècle surnommèrent Verlaine en compagnie de quelques autres, d'où jaillit Arthur Rimbaud, « les poètes maudits ». L'expression est d'ailleurs de Verlaine, élu par ses pairs en 1894 « Prince des Poètes », à la fin d'une infâme vie de piéton à Paris, Rethel, Bruxelles ou Londres.

Là-haut, en Ardenne, nord de la France, quand, à l'automne finissant, les rivières sont rouges des limons de la terre et que la forêt se referme sur ses abîmes, on entend sur les routes s'exhaler l'âme des maudits. Paul Verlaine passe. Mais il chante le ciel par-dessus les toits. Il chante son enfance heureuse dans une pluie de petits poèmes nostalgiques. Il est né à Metz, dans l'est de la France, le 30 mars 1844, d'un père autoritaire et d'une mère chétive, pieuse et abusive, qui portera sa vie durant une affection aveugle à ce fils si faible devant la boisson.

Durée Total : 58 minutes